Le développement du secteur industriel
 L’industrie du carrelage

“De 1960 a 1965 va a producirse un gran aumento en la producción azulejera. Paralelamente a esta euforia va a producirse un curioso espíritu emancipador de los productores alcorinos que, con capitales muy exiguos, montaron sus propias fábricas a base de maquinaria procedente del desguace de otras fábricas en trance de modernización”
José Quereda Sala : “Alcora y su industria azulejera”. Cuadernos de Geografía, nº 13. Faculté de Philosophie et Lettres. Universitat de València, 1973.


La première grande expansion de l’industrie céramique locale se produit à la fin des années 1950, passant de 8 manufactures en 1955 à 22 en 1960, dans une tendance positive qui se maintiendra tout au long des années suivantes, pour atteindre les 64 manufactures en 1965.
Les nouvelles fabriques dépendaient de nouvelles sources d’énergies qui remplaçaient la « malea » ou bois de la flore autochtone. De ce fait, les variations dans le prix du charbon, du pétrole ou du gaz naturel (XXe et XXIe siècles) ainsi que l’instabilité politique dans les pays producteurs d’énergie ou sur les marchés, entraînèrent plusieurs crises du secteur. Dans les années 1990, et au regard du boom immobilier espagnol, on connut un regain des ventes, avec la croissance correspondante en nombre d’entreprises/fours, ce qui occasionnera une nouvelle grande migration, la localité passant de 8.000 à 11.000 habitants en quelque 15 ans. Depuis 2008, la baisse de la consommation interne dans le pays a provoqué une nouvelle crise des ventes, qui s’est vue en partie compensée par l’ouverture de nouveaux marchés internationaux.


La cheminée de Gaya

Dans les années 1950, certaines fabriques érigèrent d’imposantes cheminées qui les différencièrent des autres. Ces cheminées amélioraient le tirage dans la combustion et de ce fait rentabilisaient le combustible. De plus, elles éloignaient les fumées de la combustion de la localité. À l’Alcora, plusieurs cheminées furent construites comme symbole d’hégémonie de certaines marques sur les autres. Celle que nous voyons ici fut baptisée du nom de Victoria, et bien qu’actuellement elle soit dépouillée de son four, elle reste un emblème et le souvenir de la manufacture de carreaux céramiques Gaya (1922).
18 sql / 4 sqlseo / 0.05968809s.